Boom

Passage à Android… et retour.

By on 21 March 2014, in Blog

Suite à ma panne d’accès à internet qui a duré presque deux mois, j’ai du changer de mobile pour en prendre un compatible 4G. Du coup, j’ai acheté le moins cher disponible chez Free au moment des faits, à savoir l’Alcatel One Touch Idol S, à 220€ FDPin. Il avait de bonnes critiques sur le net, tant en français qu’en anglais, à part pour son appareil photo et à moindre importance pour sa batterie (certains sites ne s’en sont pas plaints).

Android ça pue un peu quand même

Je ne sais pas si c’est Android 4.2 (réputé bon), l’Alcatel One Touch Idol S (réputé très bon) ou les applications, mais l’expérience Android est moins bonne que sur iPhone, après deux mois d’utilisation.

C’est plus compliqué, d’une manière générale. Même si Android offre quelques fonctionnalités supplémentaires par rapport à iOS, la complexité d’interface necessaire pour y arriver fait perdre un temps précieux dans les menus, sous-menus et sous-sous-menus.

La gestion de la batterie, d’usine, est une catastrophe. Peut-être l’Idol S est-il particulièrement mauvais, mais un téléphone qui tient moins d’une demi-journée en la démarrant à 8h avec une charge de 100%, je trouve que c’est un peu gros pour être simplement une erreur de design.

Sans un logiciel pour nettoyer régulièrement les programmes qui consomment du CPU, couper les services, etc, le téléphone ne survit pas longtemps. Avec les optimisations il tient presque 24 heures consécutives.

Comparativement sur l’iPhone 4S, les 24h consécutives sont obtenues avec le wifi/bluetooth et la 3G allumés en permanence, et sans aucun logiciel d’optimisation particulier.

[Mauvaise] expérience musicale

Spotify (et d’autres, mais c’est lui qui m’a le plus marqué car en comparaison l’application iPhone est parfaite) plante très souvent.

Son widget sur le lockscreen marche un coup sur dix.

Quand il n’arrive pas à charger les chansons qui ne sont pas synchronisées localement, le compteur continue d’avancer et le fonctionnement devient erratique…

Sans sortie ligne, le téléphone est incapable d’envoyer la musique sur mon auto-radio, même si le téléphone est connecté en bluetooth. Par rapport à l’iPhone, c’est une perte sèche.

Impossible même d’envoyer le son par la prise casque : la connexion bluetooth est prioritaire, et le téléphone n’emmetra pas un son en dehors de son haut-parleur. Pour faire profiter la famille d’un peu de musique, c’est raide.

Souvent, pendant la lecture musicale, le volume diminue d’un coup pendant 10 à 30 secondes. Et ce n’est pas pour jouer le son d’un message ou d’une alarme… Puis il revient. Comme si le volume maximal du téléphone était divisé par deux, et le son étouffé.

Quelques bonnes surprises

À côté de ça, Chronodrive et d’autres applications (Amazon, Google Maps) fonctionnent bien.

Le clavier swiftkey est un pur bonheur. Celui de l’iPhone fait préhistorique et inefficient à côté.

Diverses remarques

L’interface lagge clairement, plus ou moins suivant les moments. À la sortie d’une application — même légère —, les icones peuvent mettre 4 à 6 secondes à réapparaître. On ne sait pas si le téléphone est planté ou pas. Puis tout rentre dans l’ordre.

Il y a souvent plusieurs manières de faire la même chose (activer le wifi ou le bluetooth, le mode avion), et quelque fois un bouton fait l’action alors qu’un autre portant le même label ouvre un menu — ou les préférences — pour exécuter l’action.

Ce n’est pas « mal » en soi, c’est juste un manque [constant] de consistance dans les interfaces, et un beau bazar pour l’utilisateur.

Le plus impressionnant je pense, c’est de voir un téléphone neuf vider 25% de sa batterie, la nuit, alors qu’il est en mode avion. Simplement parce que certaines applications tournent et consomment du CPU. Sans application dédiée pour les tuer régulièrement, l’utilisateur est voué à utiliser un téléphone « sans fil » en devenant paranoïaque de la prise de courant…

Petite conclusion

À côté de ça, Android offre plus de libertés et de fonctionnalités qu’iOS (widgets, analyses de consommations diverses, carte SD, forme des icones…).

Mais les mauvais côtés sont rédhibitoires, alors que les bons sont accessoires. OK, pas tous. La carte SD, c’est cool. Mais Google va tendre à la faire disparaître, à ce qu’il parait, à partir d’Android 4.4. Et puis limiter les téléphones à 32Go alors que des cartes 64Go existent, c’est mesquin je trouve.

Concrètement, sur iOS on ne peut pas analyser la consommation de batterie par application, mais on n’en a juste pas besoin car la batterie tient mieux le coup. Et pourtant, j’aurais pas pensé dire ça d’un iPhone un jour. Mais là j’ai trouvé pire.